Martin Pierre Marsick, violoniste Liégeois.

photo B.N.F

 

José Quintin, l'éminent musicologue, déplorait un jour qu'on ait "oublié" de commémorer, en 1969, le 150e anniversaire de la naissance du grand violoniste belge Hubert Léonard. En 1970, écrivait-il, on s'apprêtait tout de même à commémorer celui d'Henri Vieutemps. L'année dernière, en 1997, nous avons eu le privilège de commémorer cette fois le 150e anniversaire de la naissance d'un autre grand représentant de ce que d'aucuns ont appelé l'école franco-belge de violon, Martin Pierre Marsick, si célèbre en son temps, malheureusement si peu connu de nos jours.

TerreCuite Martin Pierre Marsick

©collection privée Jacques Marsick

 

Au siècle dernier, on le sait Liège et ses environs constituaient une véritable pépinière de grand violonistes. Qu'on en juge d'après la liste, du reste très partielle, fournie en annexe 1. C'est un fils prodigue en tout cas, qui, le samedi 30 avril 1887, inaugure en compagnie de trois autres violonistes liégeois - Rodolphe Massart, César Thomson et Eugène Ysaÿe-, la nouvelle salle de concert du Conservatoire de Liège, rue Forgeur (boulevard Piercot). En première partie du concert, une oeuvre de circonstance, le poème lyrique Patria ; en deuxième partie, quelques oeuvres dont le concerto pour quatre violons, de Maurer, ainsi qu'une rêverie pour violon, de leur célèbre compatriote Henri Vieutemps ; en troisième partie la Neuvième Symphonie de Beethoven.

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