Les violons de Martin Pierre

Extrait de l'article de Cécile tardif, dans la revue de la société liégoise de musicologie 11 (1998).

"...Martin Pierre Marsick possédait un certain nombre d'instruments, dont deux de grande valeur, le premier à la fois sur le plan matériel et sur le plan sentimental, le second sur le plan matériel. La contesse de Mercy-Argenteau aurait en effet offert au tout jeune Marsick -qui lui dédiera d'ailleurs l'une de ses premières compositions - rien de moins qu'un Amati. Cela est toutefois contredit par le violoniste lui-même qui, en février 1924, écrit à son neuveu : "je me rappelle seulement de la fuite de ma maison avec 50 frs dans la poche pour arriver à Paris ; et un mauvais violon sous mon bras."

A plus de 50 ans de distance, peut-être marsick a-t-il cependant confondu avec le départ de Bruxelles. Quoi qu'il en soit, et peu importe le caractère apocryphe du récit, cet instrument, qu'il possédait bel et bien, restera toujours son préféré. Il ne le prête jamais, sauf une seule fois, lorsqu'il le place entre les mains de son neveu Armand, qui a l'époque en a le souffle coupé, cette "perle des instruments".

A cette époque Marsick est déjà propriétaire d'un autre instrument remarquable, un stradivarius de 1705, la période dorée du luthier de crémone.

Suite